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Présidentielle: Édouard Philippe dans l'arène
information fournie par AFP 05/07/2026 à 02:27

Le candidat du parti Horizons à la présidentielle Édouard Philippe à Reims le 10 mai 2026 ( AFP / Martin BUREAU )

Le candidat du parti Horizons à la présidentielle Édouard Philippe à Reims le 10 mai 2026 ( AFP / Martin BUREAU )

Le vrai début de sa campagne présidentielle ? Candidat déclaré depuis fin 2024, Édouard Philippe convoque un "grand meeting" dimanche à Paris, bien décidé à conforter son avance sondagière sur ses concurrents du bloc central Gabriel Attal et de droite Bruno Retailleau.

Environ 5.000 personnes, dont un millier d'élus selon le parti Horizons, sont attendues dimanche après-midi à l'Adidas Arena, la salle du Paris Basket, édifiée avant les jeux Olympiques de 2024, porte de la Chapelle dans le nord de Paris.

Seul orateur de l'après-midi, l'ancien Premier ministre devrait prononcer un discours d'un peu plus d'une heure destiné à "l'ensemble des Français". "Édouard va dire qui il est, d'où il vient, pourquoi il est candidat, ce qu'il veut faire, comment il veut gouverner", résume la co-directrice de sa campagne, l'ex-députée Renaissance Marie Guévenoux.

L'assistance sera particulièrement scrutée au terme d'une semaine marquée par plusieurs ralliements à la candidature d'Édouard Philippe, notamment les ministres Renaissance Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, tous deux proches du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Non encarté, le ministre de la Recherche Philippe Baptiste, ancien conseiller de M. Philippe à Matignon, sera également présent, après avoir lui aussi annoncé son soutien. Le maire du Havre a aussi rallié les ex-ministres de droite Nathalie Kosciusko-Morizet et Éric Woerth et l'ancien directeur de campagne de François Fillon, Vincent Chriqui, condisciple de l'ENA.

"D'autres personnalités" devraient être présentes, qui "incarneront aussi cette capacité de rassemblement que nous aspirons à représenter", a expliqué le co-directeur de campagne, Gilles Boyer.

Le maire du Havre a par ailleurs reçu un appui ostensible du président du groupe LR à l'Assemblée Laurent Wauquiez, qui s'est attiré en retour une cinglante réplique du candidat de son parti, Bruno Retailleau.

Ce meeting intervient à deux jours de la décision de la Cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, qui décidera de l'identité du candidat du parti d'extrême droite, entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, tous deux confortablement en tête des intentions de vote.

Refaire l'UMP ?

Si Édouard Philippe enregistre des ralliements et conserve une avance dans les sondages sur Gabriel Attal et Bruno Retailleau, preuve d'une "petite dynamique", "la vérité, c'est qu'on est outsider. Pour l'instant, c'est le RN qui ramasse la mise", estime un cadre du parti Horizons.

Edouard Philippe donne un discours, le 11 avril 2026 à Paris ( AFP / Ian LANGSDON )

Edouard Philippe donne un discours, le 11 avril 2026 à Paris ( AFP / Ian LANGSDON )

Candidat potentiel depuis la fondation de son parti en 2021, déclaré depuis septembre 2024, Édouard Philippe va procéder, a expliqué Gilles Boyer, à un "changement d'échelle" d'une campagne souvent jugée timorée.

Après sa réélection au Havre en mars, l'ancien Premier ministre a convoqué les cadres de son parti en mai à Reims, puis a récemment organisé un petit millier de réunions d'appartement simultanées qu'il a animées depuis son domicile havrais.

Sur le fond, s'il a déjà distillé un certain nombre de mesures --dénonciation des accords avec l'Algérie, baisse des impôts de production, "état d'urgence narcotrafic" -- le programme "massif" attendra au moins la rentrée.

Accusé de préparer une cure d'austérité et une nouvelle réforme des retraites, le candidat a réfuté la pique à peine voilée de Gabriel Attal qui "laisse à d'autres le sang et les larmes". Seulement "un peu de sueur", a expliqué M. Philippe cette semaine, confirmant qu'avec lui, il allait falloir "travailler un peu plus longtemps".

"Gabriel a lancé cette campagne en se déclarant" le 22 mai: "depuis, Édouard Philippe a du faire plus de médias que lors des trois dernières années", analysait cette semaine un soutien du candidat Renaissance.

Les deux impétrants du bloc central ont tous deux évoqué la perspective d'un rassemblement au profit du mieux placé au début de l'année 2027, face au risque d'un second tour entre le RN et Jean-Luc Mélenchon.

Si M. Attal entend prolonger le "dépassement" droite-gauche d'Emmanuel Macron, "notre stratégie, c'est de commencer par la droite et le centre-droit", explique un cadre Horizons.

Pour recréer l'UMP, dont M. Philippe fut le premier directeur général dans l'équipe d'Alain Juppé ? Derrière la présidentielle se profilent des législatives en cas de -- probable -- dissolution par le futur président. Qui promettent d'âpres négociations au sein de la droite et du centre, avec un schéma -- parti unique, coalition -- restant à définir.

19 commentaires

  • 14:41

    Même avec ses casseroles aux fesses, tout sera fait pour qu'il accède à la présidence. On dézinguera ceux qui pourraient lui faire de l'ombre en ressortant de vieux dossiers de plus de 10 ans et on étouffera ceux d'E. Philippe (en échange de quoi ?? C'est l'homme des ZFE, DPE, ZAN, 80 km/h, qui a participé au saccage de la filière nucléaire, entre 2017 et 2020 la France a le pire bilan économique de l'UE, il est comptable de l'endettement important de notre pays.


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